Quelle est la différence entre culpabilité et responsabilité ?

C’est mon amie Corinne, qui posait la question sur sa page Fb ce matin, et devant l’ampleur de la tâche, ne sachant comment tourner rapidement un commentaire, j’ai joué la provocation en demandant de combien de pages elle avait besoin. Sa réponse, non en nombre de pages mais en temps : tu as 2 heures.

 Alors chiche défi relevé.

 

Je vais commencer peut-être par la définition de responsabilité que j’aime bien à décomposer en ces deux mots : réponse, du vieux français response, et able comme apte, capable… pour moi donc aujourd’hui être responsable, c’est être capable de trouver moi-même la réponse et en moi-même de plus, sans incriminer quiconque à propos de faits, de paroles, de gestes, que je les considère comme me convenant ou non d’ailleurs.

Ces faits, gestes ou paroles sont le résultat de l’énergie que j’ai propulsé à l’extérieur de moi, ils génèrent de ma part, un point de vue,  une interprétation, leur donnant ainsiune consistance, une densité, que d’aucuns appelleront une réalité,  qu’ils n’ont point par nature, puisqu’ils sont, par définition impermanents.

La culpabilité, quant à elle, est pour moi une manifestation de ce fameux duo ego/mental. Ces deux-là réunis ne sont-ils pas les champions pour me manipuler, me faire croire que je ne suis pas à la hauteur, que je ne suis pas légitime, que je suis moins ou plus que.., que je ne mérite pas.

Monsieur mental a bien rangé dans ses tiroirs toutes les réponses à toutes les situations que j’ai expérimentées depuis que je suis incarnée. Ouf, il tient les rênes et il se réjouit.

Monsieur ego quant à lui, se vautre dans les comparaisons. 

Et Dieu sait pourtant , la dose de culpabilté que j’ai transportée dans mon sac à dos. Celui-ci se déleste peu à peu, transformant les restes de celle-ci en valeurs qui sont tout autant les miennes, puisque JE SUIS LE TOUT. Cependant celle dont j’ai déjà expérimenté, et depuis moult années, la teneur, obtenant, vous imaginez bien les mêmes déceptions, je choisis en consciece de les transmuter. 

Je ne saurais terminer cette belle dissertation théorique, sans vous narrer la prise de conscience de la semaine dernière, d’autant que c’est bien au pied du mur qu’on reconnaît le maçon.

 

Avant cette narration, je fais un petit retour sur cette question de la culpabilité/responsabilté que le jugement –  le juge ment – humain ne peut dissocier ,dans nos pays occidentaux. Ah ces beaux tribunaux que nous avons matérialisés ! Vous connaissez certainement ce mode d’accompagnement de certaines tribus, qui consistent à faire s’installer au milieu du cercle de ses frères et sœurs, celui qui semble s’être écarté du chemin de la contribution au bien-être collectif, ce rituel visant à la soutenir par tout l’amour de la communauté.

Ce mode de fonctionnement est pour moi, une illustration de ce que j’écrivais précédemment. Je reconnais en mon frère la même toute-puissance que la mienne et donc, sa capcité à choisir de mettre dans ses paroles, ses gestes, ses actions, une part de lui-même qui aura des effets plus « sympathiques » pour le bien du groupe.

Je reviens donc à ce que j’ai choisi cette semaine de transmuter : la loyauté.

 Mais elle est folle celle-ci, vous direz-vous, dès lors que vous aurez pris la peine d’(arriver jusqu’ici dans votre lecture. Tout ce beau discours pour en arriver à trannsmuter la loyauté, la fidèlité.

Et bien figurez-vous que c’est ce qui se passe.

Comme je l’ai déjà raconté, je vous renvoie à ce témoignage dans cet article  

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